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Depuis plus de 20 ans, Salut & Fraternité propose un regard libre-exaministe sur les grands thèmes chers au mouvement laïque.

Outre les questions de société traitées à travers le dossier et les cartes blanches, le trimestriel du Centre d’Action Laïque de la Province de Liège propose un compte-rendu des activités et des engagements de l’association et un coup de projecteur sur une initiative d’une association laïque de la région liégeoise.

Il est tiré en 6000 exemplaires et comporte 16 pages.

Bonne lecture et si vous le souhaitez, soutenez-nous ! 

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Le café du commerce est une source inépuisable de transmission de lieux communs. Parmi ceux-ci, une phrase entendue récemment?: « Le racisme, c’est quelque chose de naturel?! Chacun a ça en lui. » Une attitude de rejet de l’Autre qui, dans la foulée, véhicule bon nombre de stéréotypes éminemment discutables.

L’exposition Zoos Humains. L’invention du sauvage s’attelle à démonter, de matière très didactique, ces stéréotypes en expliquant leurs origines. Le point de départ?: les grandes conquêtes et découvertes occidentales commencées dès le XVIe siècle, qui suscitent chez les conquérants le besoin de catégoriser le monde qui les entoure. De là naîtra une avalanche de poncifs encore véhiculés de nos jours que d’aucuns prennent pour argent comptant, hélas?!

Ce mépris organisé de l’étranger trouvera son apogée au XIXe siècle dans le phénomène des zoos humains où, sous couvert de faire découvrir au grand public d’autres populations et leurs coutumes, des êtres humains sont exploités et mis en scène. À une époque où les grandes puissances européennes, de surcroît, assoient leur emprise sur leurs colonies, leur sentiment de supériorité se renforce.

Ce numéro propose d’aborder l’aspect historico-anthropologique de la question, les facteurs qui ont permis au racisme de perdurer jusqu’à nos jours, avec une question ultime?: les zoos humains existent-ils encore aujourd’hui sous de nouvelles formes??

Quoi qu’il en soit, gardons constamment à l’esprit que le racisme n’est en aucun cas une fatalité. Juste une question d’éducation et de valeurs prônées.

 

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Les médias font une fois de plus leurs choux gras avec un budget ardu à équilibrer?: il s’agit de trouver quelque deux milliards d’euros. La principale cible de ces mesures semble toute désignée?: c’est dans la caisse de la sécurité sociale que le gouvernement puisera pour renflouer celles de l’État. Une solution présentée comme inéluctable, logique et évidente, simple résultat d’une indiscutable opération arithmétique, comme le martèlent inlassablement nos dirigeants et les médias.

Et pourtant?: l’application d’une telle mesure, qui participe lentement du démantèlement de conquêtes sociales acquises au prix de combats longs et parfois douloureux, fragiliserait encore les plus démunis, voire ferait basculer ceux qui parviennent tant bien que mal à boucler leurs fins de mois dans la précarité. Ceux qui, déjà, relèguent les soins médicaux à l’arrière-plan pour pouvoir payer loyer, énergies et nourriture.

L’état de la sécurité sociale d’un pays en dit d’ailleurs long sur sa prospérité. Les pays du Sud l’ont bien compris?: l’établissement d’une sécurité sociale forte et accessible à tous est une priorité dans leur développement.

 

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« Désabusés, moroses, peu optimistes, en recherche de sens »?: le dernier baromètre Solidaris sur les jeunes de 18 à 30 ans pouvait faire peur à la première lecture. Plongé dans une société en manque de repères, un jeune sur quatre y exprimait un mal-être profond. Entre emplois précaires et désillusion croissante face aux institutions, la société actuelle ne semble pas offrir aux nouvelles générations les bases nécessaires à leur épanouissement. Quel paradoxe, puisqu’elle attend d’eux qu’ils soient autonomes et responsables, tout en leur signifiant dans le même temps qu’ils n’ont rien à attendre de la collectivité ni de l’État?!

À l’occasion de l’événement #WeNeedYouth, Salut & Fraternité se penche sur cette éternelle jeunesse, les attentes qu’elle provoque et les espoirs qu’elle suscite. N’est-il d’ailleurs pas temps de replacer l’avenir au centre de nos préoccupations en osant la jeunesse?? Quelle est la place du libre examen au sein de cette génération de plus en plus sécularisée?? Quelles influences les nouvelles technologies imposent-elles à ces jeunes éduqués par l’image??

Au fil des interrogations, un constat bouscule nos clichés?: s’ils sont bel et bien les adultes de demain, les jeunes sont avant tout des acteurs d’aujourd’hui. Ils sont donc en cela des interlocuteurs essentiels pour construire une société plus juste, plus solidaire et plus égalitaire avec le vivre ensemble comme valeur clé.

 

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Depuis plusieurs années, le religieux (ré)affirme de plus en plus sa présence. Que ce soit de manière discrète, via un lobbying intense auprès d’institutions démocratiques pour tâcher d’influer sur les lois, ou de façon plus ouverte, en essayant de limiter les critiques à son égard. À ce titre, le blasphème est un argument souvent brandi par les croyants qui s’érigent alors en victimes.

En Belgique, le législateur ne pénalise pas le blasphème. Les restrictions à la liberté d’expression sont strictement encadrées par la loi?: la diffamation, l’injure au Roi ou l’incitation à la haine sont ainsi passibles d’être condamnables. Il est donc permis de critiquer des idées, de les brocarder, à la seule condition, très juste, de ne pas s’en prendre aux individus pour ce qu’ils sont. Ce n’est malheureusement pas le cas dans d’autres pays européens, dont une douzaine d’États membres disposent encore de lois permettant de punir le blasphème ou l’« injure religieuse ». Or, à bien y regarder, le blasphème n’a de sens que pour un croyant qui critiquerait sa propre religion.

Disons-le tout de go?: l’ombre de Charlie Hebdo plane sur ce numéro. Sans aucun doute. Salut & Fraternité a cependant voulu s’en détacher et proposer quelques directions afin de nourrir la pensée. Pour qu’elle reste toujours libre.

 

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sf88-vignetteL’égalité est une valeur chère aux laïques qui serait bonne pour tous et profiterait même aux plus riches. Pourtant, dans nos sociétés modernes occidentales, le fossé ne cesse de se creuser. Plus inquiétant, encore?: s’est installée une lassitude de la solidarité devant des promesses de meilleurs lendemains inassouvies. Les inégalités se renforcent. Pire?: elles se choisissent. Car si l’idée d’égalité séduit une partie de la population, les choix que posent les individus, très logiquement poussés par la préoccupation de vouloir le meilleur pour eux-mêmes et leur entourage, vont à l’encontre de ce bel idéal.

Par ailleurs, la crise frappe de plein fouet. La situation économique actuelle est loin d’être rose. La dette pèse de tout son poids dans les décisions qui sont prises aujourd’hui par les gouvernements régionaux et fédéral. Mais d’où vient cette dette et quels sont les mécanismes qui la renforcent??
Ainsi, la réponse proposée pour sortir de ce marasme est quasi unanime?: l’austérité. Les dépenses publiques y sont pointées du doigt pour expliquer que les caisses de l’état sont vides et ont besoin d’être assainies. Simple question d’arithmétique ou choix politique engagé, le débat est ouvert.

Quoi qu’il en soit, selon nos représentants, il n’y a pas d’alternative. Et pourtant, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer cette rigueur imposée et proposer d’autres solutions. Pour une société plus juste et plus fraternelle chère à la laïcité.

 

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À l’automne dernier, plusieurs institutions culturelles tiraient la sonnette d’alarme?: la réduction drastique de leur enveloppe budgétaire menacait leurs missions, voire leur existence. Les médias ont largement relayé leurs inquiétudes légitimes.

Nous avons pourtant peu entendu d’autres pourvoyeurs de cultures, ceux qui, hors circuit, font vivre des quartiers et des villes. Portés par des talents individuels ou des associations, ils donnent à chacun la possibilité d’exprimer ce qu’il souhaite avec les moyens qu’il aura choisis. Le Centre d’Action Laïque de la Province de Liège, à travers deux de ses activités, les Fieris Féeries et Aux Livres, Citoyens?!, entend d’ailleurs susciter l’envie de se faire entendre chez chacun, et peut-être un peu plus chez ceux qui ne sont pas souvent entendus. Parce qu’on ne les écoute pas, parce qu’ils ne parlent pas le langage de la culture dominante, parce que leurs colères et leurs souhaits ne cadrent pas avec la vision que la société a d’eux. Parce qu’elle les considère en marge, perdus, inintéressants, inutiles.

Ce Salut & Fraternité est le leur. Au travers de ces pages, nous vous souhaitons l’une ou l’autre belle rencontre qui vous rendra encore plus libre dans vos pensées.

 

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